Jean-François Revel

 

Courte biographie

Jean-François Revel, de son vrai nom Jean-François Ricard, est né le 19 janvier 1924 à Marseille. Sa famille est d’origine franc-comtoise.
Il passe son enfance à Marseille, habitant dans le quartier Sainte-Marguerite, et fait ses études primaires et secondaires à l’École Libre de Provence.
Après l’obtention du baccalauréat littéraire en juillet 1941, il prépare à Lyon, au lycée du Parc, l’École normale supérieure, où il est reçu en juillet 1943 24e ex-aequo, dès sa première tentative. Il est alors âgé de 19 ans.

Dès 1943 et jusqu’à la fin de la guerre, alors étudiant rue d’Ulm, il participe à la Résistance sous la direction d’Auguste Anglès, avec le pseudonyme “Ferral”. De ce fait, en 1944, après la Libération, il est chargé de mission au Commissariat de la République de la région Rhône-Alpes pendant quelques mois.

C’est pendant cette période de guerre qu’il publie ses premiers textes, dans la revue Confluences.

Durant l’été 1945, il se marie avec Yahne le Toumelin; de cette union naîtra deux enfants, dont le futur moine bouddhiste Matthieu Ricard, né en février 1946.

En 1947-1948, sa licence et son diplôme d’études supérieures en philosophie en poche, il est nommé professeur en Algérie, dans une médersa, à Tlemcen.
A son retour, il mène pendant près de deux ans une vie de bohème.
Puis, de janvier 1950 à octobre 1952, il part enseigner au lycée français et à l’Institut français de Mexico.
Enfin, de novembre 1952 à juillet 1956, il est nommé à l’Institut français ainsi qu’à la Faculté des Lettres de Florence, où il enseigne aussi l’Histoire, et en même temps prépare son agrégation de philosophie qu’il passe lors de son retour en France en juillet 1956.
C’est pendant ces années à l’étranger qu’il apprend l’espagnol et l’italien.

Par la suite, il fait partie du cabinet du sous-secrétariat d’État aux Arts et Lettres, avant de prendre un poste d’enseignant en philosophie au lycée Faidherbe à Lille, de 1957 à 1959, puis au lycée Jean-Baptiste Say à Paris jusqu’en 1963.
Il quitte l’Université en 1963 pour se consacrer à une carrière de journaliste et d’écrivain.

Sa carrière littéraire commence en 1957, avec le roman Histoire de Flore et surtout l’essai Pourquoi des philosophes. Son oeuvre rassemblera au final une trentaine d’ouvrages, dont les plus célèbres sont Ni Marx ni Jésus (1970), La Tentation totalitaire (1976), Comment les démocraties finissent (1983), La Connaisance inutile (1988), Le voleur dans la maison vide (1997), La Grande Parade (2000), L’Obsession anti-américaine (2001). (voir la liste des oeuvres)

Il a en outre assumé les fonctions de conseiller littéraire et de directeur de collection chez René Julliard, Jean-Jacques Pauvert, Robert Laffont jusqu’en 1978, date à laquelle il devient directeur de l’hebdomadaire l’Express, dont il était l’un des éditorialistes depuis 1966. Il démissionne de la direction de l’Express en 1981 à la suite d’un différend avec son propriétaire Jimmy Goldsmith, puis devient, en 1982, chroniqueur au Point, poste qu’il occupera jusqu’à sa mort.

Il a collaboré également, en qualité d’éditorialiste, à des stations de radio : A Europe n° 1, de 1989 à 1992, et à R.T.L. de 1995 à 1998.

Le 19 juin 1997, il est élu à l’Académie française, au fauteuil d’Étienne Wolff, au 24e fauteuil.

Décorations reçues:

  • Officier de la Légion d’honneur
  • Officier de l’ordre de la Croix du Sud du Brésil
  • Grand officier de l’ordre de Henri le Navigateur du Portugal
  • Commandeur de l’ordre d’Isabelle la Catholique

Jean-François Revel est décédé dans la nuit du samedi 29 avril 2006 à l’hôpital Kremlin-Bicêtre.