Jean-François Revel

Présentations des “Plats de saison”

Commentaires

  1. Antoine Costecalde
    31 December 2005 | 10:40

    Je crois que cette section de ton site est assez inutile (il y a un dossier de presse assez important à la fin de la Connaissance inutile, et même si je ne les aies qu’en grand format, je présume que c’est la même chose pour les éditions Pluriel de Comment les Démocraties finissent, le Terrorisme contre la démocratie, et le Regain Démocratique)…cependant je vais proposer un ajout pour le moins inédit dans le genre critique à franc parler, celle d’un internaute utilisateur du site amazon.fr :

    ” Esprit libre, 7 octobre 2001 Commentaire de : FritzLeiber de Paris, France Les « Plats de saison » sont une chronique de l’année 2000 par un « agrégé de philosophie, critique d’art, essayiste, éditorialiste politique » ; j’ajouterais pour ma part par l’un des derniers défenseurs, en France, de la liberté individuelle, en tout cas depuis que Raymond Aron et François Furet ont disparu, et par l’un des rares adeptes de l’indépendance de jugement quel qu’en soit le prix.

    Jean-François Revel est également l’un des rares érudits de formation philosophique que je connaisse dont le propos ne consiste pas en un galimatias jargonneux et abscons à l’usage exclusif des agrégés de philosophie. Son public est constitué d’hommes et de femmes manifestant un minimum de curiosité dans les domaines esthétique, gastronomique, historique ou politique. Aussi à l’aise dans la critique de Proust ou de Montaigne que dans le commentaire sur la politique internationale, il s’inscrit dans la mouvance néo-libérale qui, en France, vous condamne à une relative solitude, sinon au bûcher, et doit bien rassembler sur tout le territoire une dizaine d’inconscients. Son style est unique, acéré, cinglant, sans aucune concession à la fioriture ou à l’emphase, et surtout fait une large et réjouissante place à la polémique et à la satire dans une époque caractérisée par le relativisme déguisé en tolérance.

    Aucun domaine de l’actualité de cette dernière année du vingtième siècle n’est a priori exclu de sa chronique, puisque celle-ci se désigne d’emblée comme le point de vue de l’auteur sur les préoccupations de ses contemporains. Le lecteur navigue donc au gré de sa curiosité entre sérieux et frivole, entre actualité internationale et anecdote, entre gastronomie et politique économique.

    La matière même du récit rendant presque impossible un compte-rendu synthétique, je préfère, sur un certain nombre de thèmes du journal qui m’ont paru importants, renvoyer le lecteur aux dates correspondantes dans le journal de Jean-François Revel:

    – sur le « modèle » français de croissance et de réduction du chômage (celui qui vaut aux Français de n’être plus qu’au 12ème rang sur 15 pour le PIB par tête dans l’Union européenne) : 11 février, 11 mai, 4 et 17 octobre et 30 novembre.

    – Sur l’anti-américanisme français, érigé en alpha et oméga de la pensée politique de notre temps pour les nostalgiques de la Révolution (à gauche) ou de la « grandeur-de-la-France » (à droite): 21 avril, 30 juin, 1er et 13 novembre.

    – Sur les services publics « à-la-française-que-le-monde-entier-nous-envie », mais que curieusement aucun pays ne souhaite imiter : 5 janvier et 21 avril.

    – Sur la conception punitive de l’impôt dans notre pays : 11 février, 2, 14 et 31 mars, 2 septembre et 24 décembre.

    – Sur la baudruche Malraux, critique d’art pompeux et plagiaire, écrivain grandiloquent et laborieux : 5, 11 et 20 janvier, 27 août, 6 septembre.

    – Sur Jörg Haider, ou la courageuse résistance des Européens contre Hitler réincarné, avec seulement 60 ans de retard : 1er février.

    – Sur l’étrange et désespérante propension de l’opinion publique au soutien inconditionnel des grévistes : 8 et 12 septembre.

    – Sur le débat, ou plutôt sur l’absence de débat, autour des OGM, et leur diabolisation sans autre forme de procès : 21 juin.

    – Sur le ridicule et récent engouement pour le mot et l’adjectif « républicain » : 26 mai et 1er juin.

    – Sur José Bové, nouvelle idole des médias, bientôt élevé au rang de phare de la pensée universelle : 25 et 29 juin, 25 et 28 février.

    – Sur les délires chauvinistes dans le domaine sportif : 3 juillet et 18 septembre.

    – Sur la France-terre-d’asile, arrogante et condescendante envers ses alliés (Etats-Unis, Grande-Bretagne), obséquieuse envers les tyrans (Cuba, Irak, Syrie,…), sur la France qui refuse l’asile politique à un réfugié cubain : 7 septembre.

    Sur tous ces sujets et bien d’autres encore, Jean-François Revel fait entendre une voix iconoclaste, hors des sentiers battus et rebattus. Ce n’est pas qu’il se complaise à contre-courant : d’ailleurs il est bien reçu à l’étranger, aux Etats-Unis, en Italie, en Amérique du Sud ou en Europe de l’Est. Bien au contraire, il déplore l’attrait croissant de ses compatriotes pour les fausses valeurs. Dans un pays qui a célébré et rendu universels Voltaire, Montaigne, Tocqueville, Benjamin Constant, Raymond Aron, les figures aujourd’hui en vogue sont José Bové, Viviane Forrester, Pierre Bourdieu ou Arlette Laguiller. Triste fin de siècle, observe Revel. “

  2. Jb
    31 December 2005 | 10:41

    Merci pour ce commentaire, je n’avais pas vu ce résumé fort intéressant. Pour les dossiers de presse, ils sont présents dans les livres, mais pas en ligne, et c’est là à mon avis qu’il est opportun de les trouver pour qu’un éventuel lecteur puisse en savoir plus.

Écrire un commentaire

(obligatoire)

(obligatoire - invisible)