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	<title>Comments on: Sur Proust</title>
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		<title>By: Quand le snobisme tue le journalisme&#8230; &#124; EQUINOX</title>
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		<dc:creator>Quand le snobisme tue le journalisme&#8230; &#124; EQUINOX</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Oct 2011 20:27:57 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Jean-François Revel définit le snobisme dans un livre consacré à Proust : «nous sommes snobs lorsque notre attitude (…) dépend, non point directement de cette personne, ni des impressions que nous recevons d’elle par l’effet de sa présence, mais d’une troisième force, étrangère aux qualités qui lui appartiennent en propre». Et l’écrivain de préciser que ce troisième facteur peut être pêle-mêle «la noblesse, l’argent, le pouvoir, la possession d’une automobile dépassant une certaine vitesse, d’un cheval, d’un chien, d’un record sportif ou littéraire ou même d’un titre universitaire». Il ajoute même l’appartenance à une corporation: Ecole, Administration, Corps, Armée; etc. Dans le cas qui nous occupe, la troisième force est évidemment l’argent et le prestige autour. On a le sentiment que ce puissant facteur empêche littéralement le journaliste d’exprimer sinon une condamnation immédiate du moins les réserves qui pourtant s’imposent. C’est à l&#039;évidence du snobisme car si les mêmes propos eussent été prononcés par un homme dans la rue dont elle ignorait tout, le troisième facteur n’aurait probablement pas joué. On peut donc dire que le snobisme vise entre autres choses, à ne pas juger les hommes sur ce qu&#039;ils disent mais sur ce qu&#039;ils sont et un journaliste snob devrait être, dans le meilleur des mondes, un oxymore. [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Jean-François Revel définit le snobisme dans un livre consacré à Proust : «nous sommes snobs lorsque notre attitude (…) dépend, non point directement de cette personne, ni des impressions que nous recevons d’elle par l’effet de sa présence, mais d’une troisième force, étrangère aux qualités qui lui appartiennent en propre». Et l’écrivain de préciser que ce troisième facteur peut être pêle-mêle «la noblesse, l’argent, le pouvoir, la possession d’une automobile dépassant une certaine vitesse, d’un cheval, d’un chien, d’un record sportif ou littéraire ou même d’un titre universitaire». Il ajoute même l’appartenance à une corporation: Ecole, Administration, Corps, Armée; etc. Dans le cas qui nous occupe, la troisième force est évidemment l’argent et le prestige autour. On a le sentiment que ce puissant facteur empêche littéralement le journaliste d’exprimer sinon une condamnation immédiate du moins les réserves qui pourtant s’imposent. C’est à l&#039;évidence du snobisme car si les mêmes propos eussent été prononcés par un homme dans la rue dont elle ignorait tout, le troisième facteur n’aurait probablement pas joué. On peut donc dire que le snobisme vise entre autres choses, à ne pas juger les hommes sur ce qu&#039;ils disent mais sur ce qu&#039;ils sont et un journaliste snob devrait être, dans le meilleur des mondes, un oxymore. [...]</p>
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