Jean-François Revel

Quel candidat aurait choisi Revel ?

Pour lequel des prétendants à l’Élysée Revel aurait donné son conseil de vote?

Nicolas Sarkozy? François Bayrou? Ou Ségolène Royal?

Et qu’aurait-il pensé de la proposition de Michel Rocard concernant une alliance PS – UDF ?

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Commentaires

  1. 23 April 2007 | 4:46

    JFR aurait choisi Nicolas Sarkozy, en tout cas pas Ségolène Royal!
    Salutations.
    http://mitterrand.2007.over-blog.com

  2. lacrampe
    24 April 2007 | 10:03

    Je pense que Jean-François Revel aurait été déçu par les socialistes (cela ne saurait pas la première fois) tant leur programme semble d’un autre temps et en déconnexion avec le monde actuel. Je pense que Dominique Strauss-Kahn aurait pu avoir ses faveurs car il semblait le seul à proposer, à Gauche, un projet pouvant rappeler celui qu’avait proposer Tony Blair. Malgré l’amitié qui liait les deux hommes, je ne suis pas sûr qu’il aurait voté pour François Bayrou, tant son projet semble inconcevable. Mais faute de grives on mange des merles, il aurait, peut être, choisi Nicolas Sarkozy car malgré sa défense de la Vème République, que J-F Revel méprissait cordialement, son autoritarisme exacerbé, il semble le seul pouvoir mener à les réformes qu’il souhaitait voir arriver pour notre pays.

  3. Bast
    26 April 2007 | 9:15

    Peut être aurait-il voter pour PS: Sarkozy, les gènes, le taser, la loi sur la prévention de la délinquance, les lois Perben… Je ne le voit pas porter un tel parti… De même pour l’UDF et ses valeurs aussi bien chrétiennes que “réconciliation” alors que Revel avait sa vision du monde… Ce qui manque cruellement aujourd’hui

  4. 27 April 2007 | 11:40

    Salut,

    Revel aurait voté Bayrou.

    a+

    Nathan

  5. Jb
    2 May 2007 | 3:34

    De même je pense qu’il se serait prononcé pour F. Bayrou, surtout pour la volonté de modifier les relations media – pouvoir. Un peu à la manière de Philippe Meyer.

  6. Titsar
    2 May 2007 | 6:43

    JF Revel était un libéral convaincu de gauche. Or, comme il l’explique lui-même dans Le voleur… le libéralisme en France n’a jamias été appliqué que par l’UDF. Il aurait certainement voté Bayrou au premier tour, séduit par l’idée qui pourrait enfin émerger une gauche sociale-démocrate (Le parti démocrate de Bayrou) avec laquellle il aurait pu se réconcilier.

    A votre avis, comment aurait-il réagi à la couverture de Courrier International de cette semaine où l’on voit la caricature de Sarkozy en fou sanguinaire avec comme titre en lettres de sang “bienvenue à Sarkoland” ? Comment se fait-il que tout le monde trouve cela normal ?

  7. preiss
    4 May 2007 | 4:35

    monsieur revel aurait sans doute voter à droite …quant à savoir s’il aurait risqué une personnalité comme sarkozy ?

  8. 5 May 2007 | 12:19

    JFR n’aurait certainement pas voté Royal, qui sous ses airs modernistes n’a pas su rompre avec la gauche archaïque qu’il repoussait. Aurait-il voté Bayrou ou Sarkozy? Personne ne peut le dire avec certitude, mais je penche pour le second. Même si Revel était libéral avant d’être à gauche ou à droite, à la fin de son parcours sa tribune régulière était Le Point. Sur toutes les grandes questions, sa position se rapprochait de celles du centre-droit.

  9. Akteon
    10 May 2007 | 12:08

    Le regretté Jean-François Revel avait prévu un affrontement entre Bové et Le Pen au deuxième tour. Un boutade bien sûr, mais on peut quand même constater que Sarkozy à gagné grâce aux voix du nationaliste et que Ségolène a perdu à cause des idées du pseudo paysan protectioniste et ses acolytes…..
    Sacré Revel , il y a toujours personne pour le remplacer.

  10. sylvain r
    11 May 2007 | 8:23

    Bonsoir,

    M. Revel aimait la vérité. L’une de ses détestations était cette propension qu’ont toujours eue les Français à considérer l’Amérique comme étant la seule responsable de tous les maux de l’Humanité, alors que ces maux étaient le plus souvent causés par les pays et les régimes que la France admirait.

    Ce que M. Revel n’aimait pas dans l’antiaméricanisme tous azimuts des Français, c’était moins l’antiaméricanisme lui-même que cet aveuglement collectif et nocif de tout un peuple. C’était cette idée que les siens avaient depuis longtemps renoncé à la vérité.

    M. Revel aimait la vérité.

    M. Revel aimait la liberté. Or, il ne la retrouvait guère dans les journaux, les émissions et les publications françaises, si souvent pareils qu’il se demandait si les plus intelligents d’entre nous avaient encore un sens critique. La critique est l’expression d’un esprit libre; or, il lui semblait qu’elle n’avait plus cours en France, depuis longtemps.

    M. Revel aimait la liberté et tout bien pesé, il aurait sans doute déclaré sa préférence dans un article du Point : « Je voterai Sarkozy, d’abord parce que Mme Royal me paraît être la quintessence de l’irresponsabilité de la gauche française, mais également et surtout parce que M. Sarkozy ne bute pas constamment contre les fleurs socialistes du tapis démocratique français pour appeler un chat un chat. L’espoir est mince, mais il est là. Et c’est peut-être le dernier. »

  11. 17 May 2007 | 11:58

    Selon moi, Revel n’aurait pas voté au premier tour.

    Royal veut appliquer un socialisme trop écarté des réalités.
    Bayrou incarne un centre mou qui se refuse à choisir une direction politique claire : ce n’est pas un leader, et le jeu politique l’aurait empêché de suivre son programme.
    Sarkozy n’est pas assez minarchiste pour plaire au libéral Revel : son programme en atteste.

    Au second tour, Revel aurait voté Sarkozy par réalisme : pas le choix face à une gauche décadente et passéiste. A moins qu’il n’ait pas voté du tout, ce qui eut été, somme toute, l’attitude (radicale mais digne) d’un intellectuel libre.

    Avec le recul, lorsqu’on voit l’ouverture à gauche dont a fait preuve Sarkozy dans la composition de son gouvernement, Revel aurait sans doute été rassuré.

    Seule la suite des événements nous confirmera dans cette idée…

  12. Jules
    31 May 2007 | 8:29

    Revel aurait voté pour Sarkozy au premier et au deuxième tour.
    Il avait succédé à Raymon Aron mais il n’y personne malheureusement pour le remplacer.

  13. zinier
    1 June 2007 | 9:46

    D’abord Revel aurait voté, je pense, car tout homme libre fait valoir son droit démocratique le plus fondamental.
    Mais Revel, parle-t-on de Revel? Chacun a son Revel et il me semble impossible que quelqu’un, autre qu’un proche familier de ses préférences et pis-allers en l’espèce, sache dire pour qui il aurait voté. Royal, cela semblerait peu probable en effet. Mais Sarkozy ne me semble pas plus vraisemblable, du moins si je me fie au commerce intime de son oeuvre que j’entretiens goulument. Parle-t-on du Jean-François amoureux des arts, du style et de la bonne chère? Sarkozy ne va-t-il pas, et de toute sa personne, à l’encontre de ces élans? Et Revel, passionné de liberté, à commencer par la liberté de la presse, la liberté d’expression, ne verrait-il pas d’un oeil plus que sévère les accointances et réseaux troubles de Sarko dans les grands groupes qui contrôlent les médias? A côté de cela, le pragmatisme économique et le volontarisme politique auraient peut-être fait hésiter notre philosophe gouailleur, mais je doute fort, pour ma part, et je parle donc de mon Revel à moi, qu’il ait voté Sarkozy.
    Reste Bayrou. Peut-être, mais un peut-être plus appuyé.
    En tout cas, ne faisons pas de Revel un Baverez bis. Il n’aurait, je pense, jamais appelé à voter pour qui que ce soit. Nietzschéen en ce point, mon Revel: pour seule consigne, celle-ci: « N’aie cure que d’être fidèle à toi-même et tu m’auras suivi ». Ce qu’on appelle liberté.

  14. Vincent C.
    10 June 2007 | 6:37

    Je sais de source sûre qu’il aurait voté Nicolas Sarkozy.

  15. Véronique
    25 June 2007 | 7:16

    Il aurait voté, ça c’est sûr…. et ce serait vraiment mal le connaître que de croire le contraire. Mais disserter sur son choix me paraît un peu vain. Ce qui est important et regrettable, ce n’est pas d’ignorer le nom figurant sur le bulletin qu’il aurait glissé dans l’urne; mais d’avoir été privé de ses commentaires et de ses réserves -sur ce candidat comme sur les autres- tout au long de cette campagne,

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