Jean-François Revel

L’obsession anti-américaine
Son Fonctionnement, Ses Causes, Ses Inconséquences
Essai
Première parution:
15 août 2002
Éditions Plon
299 pages
ISBN : 2259194494
Parution ultérieure :
4 septembre 2003
Éditions Pocket
Collection : Pocket
316 pages
ISBN : 2266133403
Quatrième de couverture
L’Amérique a toujours été considérée, par tous les pays du monde et plus spécialement par les pays européens, à la fois avec envie et mépris. Elle l’est davantage encore depuis qu’elle est devenue, au XXe siècle, une grande puissance, et surtout depuis qu’elle est, à la suite de l’effondrement des empires communistes, la seule superpuissance planétaire.
Qu’est-ce qui, dans cet antiaméricanisme général, est fondé sur une connaissance des réalités, sur une analyse des faits, et qu’est-ce qui s’explique par les survivances d’idéologies fossiles, par un ressentiment irrationnel, générateur d’informations fausses et de phobies, imputables aux échecs des pays mêmes qui critiquent sans cesse les Etats-Unis en leur attribuant des défauts souvent imaginaires ? Jean-François Revel avait déjà traité cette question dans Ni Marx ni Jésus, livre paru en 1970 avec un grand succès international. Mais depuis lors la situation a bien entendu évolué, du fait de l’émergence des Etats-Unis comme unique « hyperpuissance », à la fois économique, stratégique et, jusqu’à un certain point, culturelle.
L’animosité à l’égard de l’Amérique a décuplé. On l’attaque à la fois comme modèle de société et comme force prépondérante dans les relations internationales. Cette diabolisation a même poussé certains courants islamistes jusqu’à l’hyperterrorisme religieux qui a surgi en 2001. Mais bien d’autres pays, sans aller jusqu’à ces extrêmes, partagent les sentiments qui les inspirent.
Il y a donc lieu d’actualiser la question de l’antiaméricanisme et de réexaminer ce phénomène politico-culturel à la lumière des transformations survenues depuis une trentaine d’années. C’est ce que fait Jean-François Revel dans L’Obsession anti-américaine. Comment l’Amérique est-elle vue par les autres et comment est-elle en elle-même ? Mesurer et expliquer l’écart entre la vision et la réalité, tel est l’objet de ce livre.
Table des matières
– Exposé des motifs
– De quelques contradictions de l’antiaméricanisme
– Antimondialisme et antiaméricanisme
– Pourquoi tant de haine ? et tant d’erreurs !
– La pire société qui fut jamais
– L’extinction culturelle
– ” Simplisme ” des dirigeants européens en politique internationale
– L’Amérique comme échappatoire
– L’antiaméricanisme, principal fauteur de la superpuissance

Commentaires

  1. Vtahiti
    31 December 2005 | 10:37

    Je regrette que l’on ne parle pas davantage de J-F Revel. Il merite d’etre ecoute encore et encore!Malheureusement, la verite est difficile a entendre. La poudre aux yeux, rapporte plus…

  2. Rsimon
    31 December 2005 | 10:37

    Résidant en Thailande, c’est le premier livre que je suis allé acheté à la FNAC (forum) les vendeurs ont mis de la mauvaise volonté pour m’aider à le trouver me renvoyant d’u rayon à l’autre. Convaincant s’il fallait l’être, précis merci M JF REVEL

  3. Simon
    31 December 2005 | 10:37

    Ceux qui se disent simplement anti-Bush se cachent derrière leur petit doigt. La preuve se trouve dans ce livre. Un reveil difficile en perspective pour certains (d’autant plus que ce livre est plein d’humour), une vague de références pour les autres.

  4. francois
    31 December 2005 | 11:03

    Il est des livres dont on voudrait que jamais ils ne se terminent. Il est des livres dont on voit s’égrener avec angoisse les pages en se disant : “pourvu que ça ne finisse pas trop vite”. Il est des livres qui vous marquent et qui vous font percevoir toute information de façon différente. Il est des auteurs extraordinaires, instructifs, présentant des points de vue résolument originaux, novateurs, et non consensuels. “L’obsession anti-américaine” est tout cela à la fois.

  5. Eduardo Saavedra Díaz
    1 January 2006 | 8:12

    Un ensayo de primera, como no podía ser de otra forma, escrito por uno de los más grandes periodistas políticos del siglo XX. En esta obra, Revel consigue desmitificar, con la perspicacia que lo caracteriza, muchas de las patrañas tercermundistas acerca de “la peor sociedad que haya existido jamás”, propagadas por un discurso solapadamente antidemocrático. Sin embargo, tal como lo advierte un connotado historiador chileno, tiene el defecto (no menor) de no distinguir el trigo de la paja. Por ello, se recomienda complementarlo con el libro de Sardar y Wyn Davis, “¿Por qué la gente odia Estados Unidos?” (Gedisa, 2003)

  6. mathilde
    1 January 2006 | 8:13

    Jean-François Revel s’attaque à un sujet intéressant mais délicat puisque ce sont ses lecteurs potentiels qui sont pointés du doigt et accusés dans son livre. Il dénonce en toute subjectivité l’anti-américanisme des européens en partant de son expérience personnelle et de ses propres observations. En revanche, il omet d’étayer ses propos par des données statistiques officielles qui lui permettraient à mes yeux d’être plus crédible. Pour cela, l’écrivain emprunte des raccourcis sur les problèmes difficiles à argumenter et à l’inverse use de répétitions sur d’autres sujets plus complexes à défendre. Ainsi, l’auteur oublie certaines critiques légitimes faites aux Etats-Unis concernant notamment le sujet brûlant de la peine de mort auquel il ne consacre qu’une page et dont il minimise la gravité, arguant du fait que beaucoup d’autres pays dans le monde la pratique. Mais les Etats-Unis en se positionnant comme les « maîtres du monde » ne devraient-ils pas avoir valeur d’exemple ?
    D’autre part, l’académicien dénonce avec ardeur des propos contradictoires de la part des américanophobes mais il agit de même dans son ouvrage en affirmant que les européens souhaitent volontairement être désinformés, or à la page 29, il écrit : « Ni Marx ni Jésus fut un succès en librairie en France et, dans sa version anglaise, aux Etats-Unis ». Comment se fait-il que cet ouvrage qui traite principalement de l’oncle Sam ait connu un tel succès auprès de la population française « américanophobe » qui, selon lui, refuse volontairement d’être désinformée ?
    Tout aussi contradictoire, l’académicien tout au long de son livre prône les bienfaits du libéralisme. En fait, tout au long de son ouvrage, il ne traite jamais des individus, mais uniquement des Etats et de leur gouvernement. N’est-ce pas l’opposé du libéralisme que de s’intéresser en premier lieu à la collectivité plutôt qu’aux individus ?
    Si ces contradictions sont admissibles, il n’en est pas de même pour les amalgames faits par Revel. En effet, l’auteur, page 69, compare les anti-mondialistes d’aujourd’hui, manifestant lors des « sommets » internationaux, aux émeutiers d’extrême droite, du 6 février 1934, à Paris qui se dirigeaient vers le Palais-Bourbon pour en forcer l’entrée et chasser les députés.
    Comment peut-on assimiler des faits, sans aucun lien et sans aucune commune mesure, qui se sont déroulés à des périodes différentes dans le but d’étayer une thèse et de la rendre crédible?
    Une autre méthode employée par Revel consiste à s’emporter parfois sur des sujets épineux. Il traite exagérément de problèmes délicats et tient des propos teintés d’emphase (sous forme de pseudo morale) parfois à la limite de l’acceptable :
    « Les enseignants se font casser la figure, voire poignarder, s’ils mettent de mauvaises notes aux élèves ou s’ils les rappellent à l’ordre ». (page 192)
    « (…) le mépris absolu des lois de la République que professent et appliquent tant de Beurs ». (page179)
    « Le dénigrement des Etats-Unis occupe les neuf dixièmes de la pensée française ». (page 251)
    Ce livre manichéen ne laisse pas indifférent et force est de constater que le lecteur est obligé de prendre parti. J’ai trouvé l’engagement sans limite de Revel courageux et honnête. Toutefois, son argumentation beaucoup trop à sens unique, ses propos excessifs et son style d’écriture maniant ironie et morale ne m’ont pas convaincue et m’ont parfois même dérangée.
    Je conclurai en reprenant un propos de Revel auquel j’adhère : « les donneurs de leçon ne sont pas les donneurs d’exemples » (page 55).

  7. s@tch
    1 January 2006 | 8:13

    J’en vois des choses pathétiques mais celle là c’est le bouquet !

    Votre Jean François Revel est à l’origine d’une pétition dans les années 80, avec un autre être prétentieux et sot, BHL, qui suppliait le Congrès américain d’augmenter l’aide accordé aux Contras, en clair de continuer et d’intensifier les massacres contre la population Nicaraguayennes. (Cherchez donc dans les archives du monde, le 21 Mai 1985, BHL, Revel.

    Honte à Revel qu’il soit enterré avec ce torchon d’immondices et inconsistant, il contribue à semer le doute dans les esprits, vive la propagande.

    Et ça se prétend intellectuel, et ça appartient à l’Académie française comme quoi n’importe quel bênet que faire partie de l’élite.

  8. s@tch
    1 January 2006 | 8:14

    Un conseil à tous si vous voulez lire des écrits intéressants sur ce sujet, tournez vous vers Noam Chomsky car lui ne se contente pas d’affirmer, lui démontre avec un nombre de sources incalculables.

    Je suis sur que ce Revel n’a même jamais eu accès un document déclassifié par la loi sur la liberte de l’information en vigueur aux states connue sous le nom de FOIA.

    Il est réellement inadmissible qu’il puisse faire éditer un tel ramassi de désinformation, a t-il une morale ?

  9. Pierrix
    1 January 2006 | 8:14

    ” Tournez vous vers Noam Chomsky car lui ne se contente pas d’affirmer, lui démontre avec un nombre de sources incalculables”
    Vous n’avez manifestement pas lu Revel, ou du moins vous ne l’avez pas compris. A moins que ce soient vos oeillères gauchistes qui vous empêchent de lire autre chose que la soupe antilibérale du Monde Diplo et du sieur Chomski ?

  10. cédric
    1 January 2006 | 8:15

    Il s’agit là d’une très saine lecture.
    Saine lecture car, je vous le rappelle, l’OMS, en accord avec tous les médecins, recommande au moins une bonne demi-heure de rire par jour pour la préservation d’une bonne santé.
    Et, là… vous allez péter la forme !
    Ce livre comique (je n’ose croire qu’il a été écrit sérieusement) , sous le couvert, fort louable au demeurant, de nous montrer que l’Amérique et les américains sont éloignés des clichés grotesques parfois véhiculés, développe en fait des thèses à la limite du ridicule (au mieux) ou du franchement nauséabond (au pire).

    Morceaux choisis :

    Sur la « pseudo » responsabilité de la mondialisation ultralibérale dans l’aggravation de la paupérisation de certaines populations, Revel nous explique pendant une bonne centaine de pages que le libéralisme à outrance c’est très bien et que les « antimondialistes » (qui sont en fait des alter-mondialistes, ça veut pas dire du tout la même chose, mais passons), sont en fait de dangereux communistes sanguinaires (cf la descriptions des sommets de gênes et de Porto-allegre montrés comme une invasion de horde barbares prêts à tous pour renverser les démocraties et instaurer des dictatures Staliniennes : à pisser de rire !).
    De plus, attention, nous dit-il, il n’existe plus du tout de pauvreté depuis que le capitalisme règne en maître :
    explication :

    Jean-François Revel, de l’Académie française, a écrit:
    « Dans l’art de manipuler des termes dont on ne comprend pas, ou en tout cas on n’explique pas le sens, l’expression « seuil de pauvreté » occupe une place de choix. Il n’est guère de journal imprimé, radiophonique ou télévisé où l’on ne vous assène que tel pourcentage effrayant de la population de tel pays ou de la planète entière vit au dessus du « seuil de pauvreté ». Mais on ne vous donne jamais la définition scientifique de ce fameux seuil.
    Le seuil de pauvreté se calcule d’après le revenu médian dans chaque pays (non pas moyen, mais médian). Prenant donc le revenu qui se situe au milieu de l’échelle, on trace une autre ligne qui partage à son tour en deux la moitié du bas. Sont classés parmi les pauvres dans chaque pays tous les ménages dont le revenu se trouve dans le quart inférieur de toute l’échelle. Il est donc évident que le « pauvre » n’a pas du tout le même niveau de vie dans un pays très riche, où le revenu médian est très élevé, et dans un pays lui-même très pauvre, ou même se situant dans la moyenne des revenus. Le « pauvre » américain ou suédois serait un nabab au Népal. Et même sans aller jusqu’à l’Himalaya, et pour mentionner des pays honorablement dévellopés quoique ne comptant pas parmis les plus riches, on peut noter qu’un pauvre américain actuel (environ huit mille dollars par an pour un individu isolé) jouit d’un revenu sensiblement égal au revenu moyen, correspondant à l’aisance, considéré comme tout à fait décent, au Portugal ou en Grèce. Que de proclamations trompeuses au nom de ce fameux concept d’autant plus répendu qu’il est nébuleux de « seuil de pauvreté »

    Ce grand monsieur nous explique donc avec le plus grand des sérieux que les clodos américain (ou français) n’ont surtout pas à se plaindre car il sont riches !
    enfin… ils seraient riches…
    ….s’ils étaient népalais.
    … Pétés de thunes qu’ils seraient !
    ben oui, mais c’est con, c’est américains qu’ils sont ! c’est dans ce pays qu’ils n’ont pas accès au logement, pas accès au soins, pas de sécurité sociale, pas de travail.
    Mais ceci dit, je suis sûr qu’ils sont très contents de cette fine analyse de M. Revel.

    Sur les revendications « absurdes » des « « anti »mondialistes » :
    Jean François Revel, de l’Académie française, a écrit:
    Citation:

    « Un de leurs cantique favoris appelle à la rituelle « annulation de la dette du tiers monde ». Le pape conduit le chœur et les classes politiques de tous bords entonnent le refrain. Or qui dit dette, dit argent préalablement versé à l’emprunteur. On n’est supposé remboursé que ce que l’on a auparavant encaissé. Or ces sommes versée, sans parler des dons purs et simples qui n’étaient pas des prêts, que sont-elles devenues ? Comment et par qui ont-elles été utlisées ? A Madagascar, qu’a fait Didier Ratsiraka des miliards de FF qu’il a reçus, pactole dont le peuple malgache affamé n’a jamais humé la moindre odeur, et dette que François Mitterand a en 1990 annulée, faisant ainsi payer par le contribuable français l’argent de poche d’un dictateur qu’on peut taxer pour le moins d’incurie, voire pire. Touchant accord entre deux monarchies bananières ! Les journalistes d’investigations seraient bien inspirés de rechercher la trace en suisse ou ailleurs des miliards de dollars volé par le dictateur nigérian Sani Abacha décédé en 1998. A quoi servirait d’annuler la dette de Robert Mugabe, typique « président-dictateur » qui a truqué toutes les élections et a réussi en vingt ans à transformer l’un des plus fertiles pays d’Afrique en une terre désolée ? ».

    plusieurs leçons à tirer, donc, de ce docte enseignement : Si les Africains avaient correctement utilisés les prêts accordés et qu’ils s’étaient dévellopés, donc enrichis, là, on pourrait envisager d’annuler la dette, puisqu’ils seraient riche. Mais, vu qu’ils ont tout claqués et sont encore plus pauvre qu’avant, on ne doit pas l’annuler.
    Bah, quoi ? C’est logique, non ?

    Revel arrive à se contredire monumentalement en un seul paragraphe : on ne rembourse que ce qu’on a touché (OK, jusque là je suis). Deux lignes plus loin : « pactole dont le peuple malgache affamé n’a jamais humé la moindre odeur »… Et qui c’est qu’est censé la rembourser, la dette ????

    Revel fait preuve, en outre d’une malhonnêteté intellectuelle ahurissante : « A quoi servirait d’annuler la dette de Robert Mugabe… ». A rien, je suis d’accord, mais là en l’occurrence on ne parle pas de la sienne, mais de celle de son peuple, celui là même qui justement n’a en rien profité du « pactole ».

    Suivent ensuite des chapitres entiers qu’il est impossible de rapporter ici mais que vous pouvez vérifier dans ce chef-d’œuvre, sur la notoire fanatisation et intolérance de TOUS les musulmans, qui ne rèvent que de renverser toutes les démocratie. Démonstration ? C’est tellement génial qu’on se demande pourquoi personne n’y avait pensé : outre le fait constant que le Coran appelle clairement au meurtre de tous les non-musulmans ( ?!?!?!), il est évident que tous les musulmans sont, “par extension”, des terroristes et des fanatiques en puissance, parce qu’ils n’ont pas manifestés dans la rue ( ??) en tant que musulmans pour condamner les terroristes.

    Je ne pense pas avoir spécialement besoin d’expliquer quel sort souhaiterait réserver Jean-François Revel aux terroristes, et, “par extensions”, à tous les musulmans…

    Revel compare ensuite l’intégration (réussie, selon lui) des immigrés aux Etats-Unis et l’échec complet de l’immigration en France.

    Jean François Revel, de l’Académie française, a écrit:
    « La France souffre de l’hypocrisie et refuse d’admettre ce que toutes les enquêtes sérieuses établissent : la violence dite « des jeunes » émane surtout d’adolescents dont les parents ont emigré du Maghreb ou d’Afrique moire, et auxquels une politique éducative stupide a fait rater leur intégration. La peur d’être qualifié de raciste a conduit les responsables politiques à escamoter l’origine ethnique de cette guerre des rues.

    (…)
    Les Français, au vu de cette guerre des rues devenue permanente, sont donc mal placés pour dauber le communautarisme dit faussement « à l’américaine ».»

    Et, oui, les p’tits gars, vous le saviez pas vous que c’était la guerre ! la guerre des rues, même ! une guerre urbaine ! presque une guerre civile quoi ! la plus meurtrière, la plus ignoble ! c’est une image qui marque bien l’esprit, non ? ( en plus, c’est très connu que la « guerre des rues », c’est en France que ça se passe et pas dans les ghettos californiens).
    Au passage, pour Revel, la politique éducative stupide qui a fait rater leurs intégrations aux arabes et aux noirs, c’est de les avoir mis dans les mêmes classes que les petits français.
    Ben, oui, mais comme il dit, c’est pas qu’ils sont vraiment méchant (au début), c’est juste qu’ils sont un peu con !
    les familles ne voient pas l’utilité de l’école. ( c’est vrai que de toute façon, ils finiront par ramasser les poubelles, mais on les a fait venir pour ça, non ? Bah ! pourquoi ON les A FAIT VENIR, alors ?).

    Jean François Revel, de l’Académie française, a écrit:
    « Le culte officiel rendu par la République à l’ « exception culturelle » et cultuelle musulmane n’a en rien servi l’intégration. Il a au contraire nourri la « haine » (pour reprendre le titre du film de Mathieu Kassovitz), une haine sans limite, vouée par des enfants d’immigrés musulmans aux autres français, qu’ils ne veulent pas appeler leurs compatriotes. La grande masse de ces beurs pourraient écrire – s’ils savaient écrire – un livre qui prendrait le contre-pied exact de celui de Norman Podhoretz et s’intitulerait My hate affair with France***, « mon histoire de haine avec la France » (Par opposition avec le livre « My love affaire with America » de N. Podhoretz, naturalisé américain, fils d’immigrés, il est vrai non arabes. Un bon immigré, quoi !).

    (…) Ce communautarisme a lui-même pour conséquence le mépris absolu des lois de la République que professent et appliquent tant de Beurs.»

    Un bien chouette bouquin, ma foi.

  11. Pierrix
    1 January 2006 | 8:15

    Conclusion des interventions de S@tch et de Cédric:
    Si vous êtes militant d’ATTAC, communiste, trotskyste, un béni-oui-oui du MRAP et de SOS Racisme, ou tout simplement un adepte de la pensée unique franchouille distillée à l’envi par la plupart des médias nationaux, il ne faut surtout pas lire ce livre. Il est vrai que tout va pour le mieux dans les meilleur des mondes dans notre beau pays socialiste et égalitaire, tandis que ces pauvres Américains… Et nos chères têtes blondes du 9-3 sont une telle chance pour la France…
    Alors, brûlez Revel en effigie, retournez lire le Monde Diplo(docus) et Marianne… mais foutez-nous la paix avec vos fatras de platitudes, d’idées reçues, de mauvaise foi et d’indignations à sens unique.

  12. cédric
    1 January 2006 | 8:16

    Et quand on n’est ni militant d’ATTAC, ni communiste, ni trotskyste, on a le droit de venir discuter?

  13. Pierrix
    1 January 2006 | 8:16

    C’est pas de la discussion, c’est du trollisme…

  14. nico
    1 January 2006 | 8:17

    Même si monsieur REVEL va parfois un peu loin dans ses commentaires celà change des clichés permanents et des raccourcis faciles que l’on entend quotidiennement dans la presse française de tous bords.

  15. ogrum
    1 January 2006 | 8:17

    Je trouve que il y a pas mal de bonnes idées mais des fois, Revel , y va un peu fort limite extremiste… De plus, J’ai l’impression en lisant ce livre que les américains sont tout beau, tout gentil et qu’il n’ont rien à ce reproché…Il ne dit pas tout non plus.. Il ya des moments ou il tombe un peu dans l’exes inverse de cette obsession..

  16. ludo
    1 January 2006 | 8:24

    J’ai lu avec un réel plaisir ce livre, il y a plus de un an…(je n’ai plus les détails en tête et je viens de tomber sur ce site un peu par hasard).
    Je partage, avec certains d’entre vous, l’admiration pour les positions (“idéologiques” ?) de Mr Revel.
    Par contre, je doi avouer que les critiques proposées par “cedric” ne manquent ni de logique, ni de charme. Je suis plutot attristé par Pierrix qui, au lieu de répondre aux critiques de cedric, emprunte…justement dans “l’arsenal” des Attac et autres allumés: la réponse par l’invective personelle. Ca ne nous avance pas, et ca ne nous “grandit” pas.
    Pour esquisser une réponse décente à cedric, je devrais relire le livre, pour reprendre les détails. Je demande donc des excuses à cedric de ne pas pouvoir le faire de suite…
    Mais, si le coeur lui en dit, je veux bien qu’on prolonge le débat (quite, à l’occasion, à sortir du cadre strict du livre de Mr Revel)…

    Sur un point au moins, je partage la même “peine” que cedric: je ne suis “enregimenté” nulle part…Mais je ferais observer à cedric que des “individus” libres (comme il affirme l’être) sont justement le meilleur “hommage” en faveur du libéralisme.

    Au plaisir

  17. ludo
    1 January 2006 | 8:24

    Je reviens sur un point, à propos des observations de cedric, concernant la dette des pays pauvres. On ne peut qu’etre d’accord sur le fait que les humbles ne sont pas tellement responsables (ni coupables) des derives de leurs pays. Admettons (on pourrait objecter la-dessus mais…admettons). Conclusions:
    – on veut bien annuler la dette qui leur pèse dessus
    – on veut bien se retourner vers les Mougabé et consorts, pour le fric en question. Il est clair qu’on ne recupérera pas grand’chose… Bon, on accepte ça aussi, et on inscrit le fric en question à la rubrique “pertes seches”.
    Encore faut-il que cela NOUS serve de leçon ! Laquelle?
    – il ne faut pas prêter à des tyrans.
    Par conséquent:
    – si on veut aider les humbles des pays africains, via des aides ou des prêts, il faut soit traiter directement avec eux, individuellement (chose impossible en regime dictatorial), soit (ou donc) changer le régime et contrôller les agissements de celui-ci. C’est à dire de l’INGERANCE pure et simple.
    N’est-ce pas là une des notions défendues par Revel ?
    Je vous renvoie aussi, à ce sujet, à une petite remarque de Glucksmann (plutot de gauche, celui-ci !) qui, dans “Ouest contre Ouest” observe lui aussi que,dans la pratique ONU-sienne actuelle, (ardamment défendue par la France ! ), le droit d’auto-détermination des pays est interprété comme droit d’une administration de disposer à sa guise de ses assujetis !

    Eternel problème: on raisonne en termes d’individus (personnes physiques) ou bien en termes d’institutions (personnes juridiques) ? Va-t-on privilégier le droit des abstractions (Etat, Nation et j’en passe) ou bien le droit des individus réels? L’ONU (et La France) semblent avoir privilégié les abstractions juridiques…
    Au même titre, on parle d’abstractions en évoquant “les musulmans” ou “les arabes” et leur culpabilité eventuelle. La responsabilité collective, chère à tant de socialistes, fut appliqué avec des résultats remarquables par Staline (les torts de “classe sociale”) ou bien par Hitler (les torts “raciaux”).

    Idem en ce qui concerne les torts de “l’Amerique”.

    Le simple fait de raisonner en ces termes est, au fond, un primitivisme intellectuel.

  18. Minimum
    1 January 2006 | 8:25

    Il y a longtemps que j’apprécie Jean-François Revel. Il avait cent fois raison quand il dénonçait l’aveuglement des intellectuels occidentaux envers le communisme. Dans “L’obsession anti-américaine”, il se montre sans doute un peu trop indulgent pour les Etats-Unis.

    Mais il faut prendre en compte deux faits: Les intellectuels prêts à dénoncer les crimes des Etats-Unis ne manquent pas: Il se charge donc de nous faire voir l’autre côté de la médaille.

    Il faut bien dire aussi que l’humanité a tout de même de la chance que l’unique superpuissance du monde d’aujourd’hui soit les Etats-Unis: N’importe quelle nation jouissant de ce statut en abuserait, mais en est-il une qui se montrerait moins tyrannique? Certainement pas la Russie ou la Chine, en tout cas!

  19. cédric
    1 January 2006 | 8:25

    Merci, déjà, à Ludo qui fait montre d’une ouverture d’esprit qui l’honore en acceptant de discuter des points de vue différant des siens.

    Peut-être ai-je heurté la sensibilité de certaines personnes en attaquant si violemment cet ouvrage mais je voulais surtout montrer une chose: On ne combat pas les préjugés par d’autre préjugés, on ne dénonce pas la mauvaise foi par la mauvaise foi, on ne s’attaque pas aux simplismes par le simplisme.

    Un exemple tout bête et systématique de ce simplisme chez Revel: la comparaison automatique et instantanée du communisme et du nazisme.
    Encore une fois, je ne suis pas communiste. Pour une raison simple, déjà: je ne suis pas utopiste.
    Il me semble assez difficile de comparer les effets de l’application de ces deux idéologies, dans la mesure où le communisme, le vrai, n’ a jamais été mis en oeuvre ( arrétez de hurler, là-bas dans le fond, je vous entends!).
    Les pseudo-communismes qui ont étés mis en oeuvre ont tous aboutis à la confiscation des richesses au profit d’une “élite”. Et pour cause, le communisme est tout simplement innaplicable, car contraire à la nature humaine.
    Comparer les meurtres de Hitler et ceux de Staline, c’est comparer deux perversions. Sauf que la perversion d’Hitler est intrinsèque au nazisme (fondé avant tout sur l’extention de “l’espace vital” au profit d’un peuple et au détriment des autres) et que la perversion de Staline, Castro, Mao et les autres provient elle même de la perversion de l’idéologie orginelle. Alors, oui, on arrive à comparer deux folies, mais dans un cas la folie est la finalité et dans l’autre la preuve de l’échec de l’idéologie. Et à quoi cela mène t’il? Quel communiste aujourd’hui se réclame de Staline?
    le meurtre n’est condamnable que s’il contient l’animus necandi, la volonté de tuer. les régimes hitlérien et stalinien le contiennent. Le Nazisme le contient. Le Communisme ne le contient pas.
    On ne peut comparer une criminalité avec une naïveté.

  20. géraud
    1 January 2006 | 8:26

    Les 80 millions de morts du communisme seront content d’apprendre qu’ils sont morts à cause d’une naïveté….

    La vieille rengaine comme quoi le “vrai” communisme n’a jamais été appliqué me semble dater des années 70… il faudrait peut-être penser à évoluer mon cher ami, et considérer que l’opinion générale, la pensée unique, c’est à dire l’opinion diffusée par un certain nombre de personnes détenant le pouvoir médiatique, cette opinion là n’est pas forcément la bonne. Le fait de lire Revel a au moins dû te faire réaliser qu’il existait d’autres opinions que celles entendues à la télévision!
    Il te reste maintenant à réfléchir par toi même aux faits objectifs apportés par Revel pour voir qui a raison.

  21. dionysius
    1 January 2006 | 8:28

    C’est la faute aux US! merci Mr Revel de montrer le visage pathetique de la vieille Europe…bound to economic back waters by the way.

  22. Constantin
    1 January 2006 | 8:34

    Membre d’une famille socialiste (grand mere paraine de Jospin au partie c’est vous dire!) j’ai commence ce livre il y a deux ans, apres trois page je l’ai referme! Pourquoi, la discour ne me plaisait pas mais alors pas du tout! Entre temps, j’ai pour des raisons proffessionnels migre a New York, et je tombe un jour sur ce livre la par hasard… Il ne m’a pas falut plus de trois jours pour le devorer! Ce livre est vrai! Trop vrai peut etre? Apres avoir lu tout vos commentaire, certain positif a l’eguard de ce livre, d’autre pas du tout j’ai une observation a vous conter: New York, pour certain capital du monde connait des communaute de la totalite des pays du monde, russe, polonais, italiens…. La liste est longue, mais bisarement pas de communaute Francaise! (il existe la noble communaute francaise des nom a particule et des soiree en trois pieces, les French Thursday!).
    Lorsque l’on rencontre un Francais dans un cafe, si il aprend qu’il n’est pas le seul, il quite la place. Pourquoi? Le resonnement est simple, nous nous disons, et si ce type pense comme ceux qui sont la bas?
    La France reste simplement dans notre subconscient comme un mauvais souvenir qu’il est penible de retrouver!
    Et la situation de peut que continuer car les touristes que nous croisons critiques en permanence le pays que nous avons adopter, dans lesquel nous vivons! Lorsque a la fin du 20 heures de france 2 cinq minutes sont consacres quotidiennement a montrer le ridicule des USA (qui parle de propagande?!) on finit par se sentir vise.
    Alors voila la france pour les francais de l’etranger c’est comme l’on dit ici “le seul pays communiste qui marche encore!” … mais pour combien de temps! Lorsqu’un Francais viens ici lorsqu’il revient la premiere chose qu’il fait c’est se renseigner sur comment obtenir la green card!
    Voila je ne suis certainement pas un bon redacteur, mais j’ai transmis l’idee que j’avais de ce bouquin voila! Encore bravo Revel! Et pour une france qui marche! Et vous autres qui etes au pays visite http://www.ifrap.org cette organisation me parait avoir plus que des bonnes idees non?

  23. michael
    1 January 2006 | 8:35

    un proche m’a offert ce livre; j’étais sceptique quant à l’engagement”droitiste” de revel mais ce fut une agréable surprise.arguments quasi béton, démonstration limpide,franchise, néant dans le faux semblant…son engagement rationaliste est plus que séduisant! à conseiller pour les bornés!

  24. nicolas
    1 January 2006 | 8:38

    Revel est un des rares esprits non contaminés par le politiquement correct!La lecture de ses textes montre qu’il ne faut pas désespérer du libéralisme tricolore.

  25. 7 May 2006 | 12:14

    J’ai adoré ce livre : c’est grâce à cet ouvrage que j’ai connu Jean-François Revel. Depuis, j’en ai lu un autre : La Grande Parade.
    A conseiller à ceux qui croient encore que le communisme “réel” est une perversion du “vrai” communisme. Dans cet ouvrage, Revel démontre très bien la nature INTRISEQUEMENT criminelle du communisme, et révèle que les marxistes étaient racistes, antisémites et préconisaient le génocide dès 1849. Sur ce point, lire La littérature oubliée du socialisme de G. Watson.

  26. jean-elie
    8 December 2007 | 4:17

    bon alors avant tout 2 remarques a faire:
    1- s@tch, noam chomski est considere comme un larbin et un charlatan intellectuel aux etats-unis, il n’y a que les gauchistes europeens pour le prendre au serieux. et tu me fais doucement rire quand tu parle de la liberte d’information alors que tu ecris juste apres:”Il est réellement inadmissible qu’il puisse faire éditer un tel ramassi de désinformation”…mais comme revel le dit si bien, on est en presence non pas d’un raisonnement, mais d’un affolement, non pas d’une analyse, mais d’une obsession. il y’a des verites qui font peur.
    2- cedric, il est inutile de precher sur la difference entre l’alter-mondialisme, le communisme, et le nazisme, a des gens qui ont lu revel…faire l’apologie de l’un en le distinguant de l’autre ne trompe personne, car le combat contre ces ideologies est le meme: celui de la societe ouverte contre la societe fermee. les ennemis du liberalisme ne sont rien d’autre que les ennemis de la liberte. et on ne barguigne pas sur la liberte, qu’elle soit de circuler, de s’exprimer, ou tout simplement de respirer. Quand au mythe de la noblesse des ideaux originels du communisme, une simple lecture du “manifeste du parti communiste” de marx et engels suffira a l’evaporer (je ne vois pas en quoi la dictature, qu’elle soit du proletariat ou autre, releve du domaine de l’utopisme angelique)

    vous l’aurez devine, ce livre fut une vraie revelation pour moi. j’avais longtemps ete allergique aux diatribes anti-americaines et anti-liberales, qui etaient omni-presentes dans mon ecole (le lycee FRANCAIS de beyrouth), non seulement chez les eleves, mais chez les enseignants aussi…le programme scolaire meme semblait biaise. je suis tombe sur ce livre en deuxieme annee d’universite, et ce fut le coup de foudre…enfin je trouvais echo a ma pensee, une voix amie qui confirmait les opinions que je m’etais faites et les epanouissaient de par la sagesse et le savoir immenses de l’auteur, avec un style clair et une pensee precise et incisive, qui percaient a jour les mensonges et les illusions. avant j-f revel, je doutais de mes propres convictions car j’etais seul dans mon millieu a les defendre. aujourd’hui je me sens comme un membre confirme d’une grande famille, les hommes libres.
    je vous laisse avec ces mots, qui incarnent a mon avis Jean-Francois Revel…comprenne qui pourra :”the reasonable man tries to adapt himself to the world. the unreasonable man tries to adapt the world to himself. thus, all the progress in all the history of the world is due to the unreasonable man”.

    p.s: pour mes amis anglophones je vous conseille vivement “while Europe Slept” de Bruce Bawer, qui rejoint Revel sur beaucoup de sujets.

  27. 20 January 2008 | 7:58

    […] Le 15 septembre 2002, Revel participait à l’émission L’esprit public sur France Culture pour parler de l’anti-américanisme, suite à son dernier essai, L’obsession anti-américaine. […]

  28. 31 January 2008 | 11:02

    […] ses livres sont des événements. De “Pourquoi des philosophes” en 1957 à “L’obsession anti-américaine” en 2002, Jean-François Revel est l’un de nos penseurs les plus importants. Dans cet […]

  29. 30 August 2010 | 6:12

    Merci pour la description, sujet intéressant

  30. michel
    13 August 2011 | 3:37

    je viens de lire l’obsession anti-américaine. Enfin quelqu’un qui a tout compris .
    Revel n’est pas contaminé par le politiquement correct . J’ai vécu 15 ans aux stades et j’y retourne pour ma retraite , la vie en France me donne des vertiges
    et comme un certain chanteur qui s’est laché , je ne veux pas que mes petits enfants parlent mal . Je n’en dirai pas plus , la vérité est difficile à entendre pour les naifs et les militants de SOS Racisme.
    Lorsque votre petite fille rentre en pleur de l’école parce qu’ un ” beur” de sa classe l’a giflé car elle se devait de baisser les yeux en le croisant , cela fait mal ! oui la culture musulmane n’a en rien servi l’intégration!
    Enseignant à la retraite et j’approuve le passage suivant :
    « Les enseignants se font casser la figure, voire poignarder, s’ils mettent de mauvaises notes aux élèves ou s’ils les rappellent à l’ordre ». (page 192)
    car je l’ai vécu !
    bonne journée à vous tous …..
    Michel.

  31. 8 December 2011 | 3:11

    je ne kiffe plus l’amérique, elle me fait peur. Je suis contre ces sociétés si élitistes. Je voudrais vivre sans l’Amérique, Le fric, le fric, c’est trop dangereux de fréquenter des personnes si riches.

  32. 11 February 2014 | 3:02

    […] his 2003 book L’obsession Anti-Américaine, the philosopher Jean-François Revel made a list of French stereotypes about Americans: They […]

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