

Ce fut tout le contraire. Après une instant d’étourdissement, la gauche, même et surtout non communiste, affréta une impréssionante flotille de justifications rétrospéctives. Il en ressort cette conclusion comique : ce que réfute véritablement l’histoire du vingtième siècle, ce serait, paraît-il, non le totalitarisme communiste, mais… le libéralisme ! Par voie de conséquence, toute comparaison entre les deux totalitarismes majeurs, le communisme et le nazisme, reste un tabou : interdit de constater l’identité de leurs méthodes, de leurs crimes et de leur idée fixe antilibérale. Ainsi la décennie 1990-2000 fut celledes efforts surhumains de la gauche pour s’épargner d’avoir à tirer les leçons humaines du naufrage de ses propres illusions.Que fut au juste cette “grande parade” ? Ne serait-elle qu’un exemple supplémentaire du divorce éternel entre le narcissisme idéologique et la vérité historique ? Tel est l’étrange fourvoiement que raconte ce livre et le “mensonge déconcertant” qu’il essaye d’expliquer.”
D’une famille de gauche, il m’a été difficle de lire ce livre sans me départir de mes préjugés. Les références font mouche et peu à peu on en arrive à une évidence: être de gauche passe aujourd’hui par le libéralisme. Il a été difficile pour moi d’ouvrir les yeux. Allez-vous avoir les mêmes difficultées ?
Dommage que tu n’es pas mi ton email Simon, je viens d’une famille communiste et d’une ville qui prétend l’être (montreuil) j’ai donc été confronté à des difficultés pour sortir et passer à autre chose…Encore heureux qu’il y a les livres et des gens comme Jean-François Revel pour en écrire. Une bibliographie se dévoile un nouveau chemin de lecture apparait
ce livre, lu d’un trait et deux fois de suite, m’a définitivement et solidement ancré dans le libéralisme. Avant lui, “la révolution capitaliste” de peter l. berger m’avait sorti de l’imposture des idéologies de gauche, notamment du communisme. Revel étale sans complexe et surtout sans nuance - ce qui est paradoxalement le défaut et la qualité de l’oeuvre- la non-validité du socialisme qui se prévaut pourtant d’une certaine innocence. Bien qu’africain vivant en Afrique, je ne crois nullement en le tiers-mondisme et l’altermodialisme, excroissaces du socialisme et du marxisme. Merci Revel!
Ayant lu Roucaute (la puissance de la liberté, le néoconservatisme est un humanisme) et Millière (ce que veut Bush) je trouve la lecture de Revel très enrichissante, sa maîtrise de la langue et son humour rendent la lecture particulièrement délectable. J’avais déjà une opinion politique proche de l’auteur mais il m’a conforté dans cette pensée, et ce avec une analyse pertinente. Dommage que les visions utopiques persistent, que l’anti-américanisme primaire perdure. Il faudrait un successeur à JF Revel…
Le talentueux homme de gauche, humaniste progressiste libéral, qu’était Jean-François Revel restera
dans les lettres françaises comme un émule des Sainte-Beuve, Littré, Renan, Taine et autres Anatole France (l’auteur de “Les Dieux ont soif”) : un épicurien sceptique, à la manière du Brotteaux des Ilettes
du roman susmentionné, une incarnation de l’esprit grec contre les fièvres messianiques.
Puissent les Mânes de Pétrone et de Lucullus l’accueillir en leur compagnie !